Vers une société anarchiste du communisme intégral

Logo de l'Organisation révolutionnaire

Organisation révolutionnaire démocratique internationale et a-territoriale pour l'instauration du communisme intégral (Organisation révolutionnaire) — branche réformée Stay Behind historiquement et organiquement issue de la tendance Hanoï et de la tendance historique de l'Organisation révolutionnaire

Adresse e-mail :

hackinglordsutch [([( at )])] riseup .net

Adresse postale :

Zonenklatura informelle (ORDIA)

HLS-FAL

c/o  Camille Serge Camilleri

Chirac

19160 Chirac-Bellevue

France

Conflits d'intérêts déclarés :

- Langile Abertzaleen Batzordeak (Pays basque)
- Sortu (Pays basque)
- Harrera (Pays basque)

Le logo de l’Organisation révolutionnaire représente le drapeau rouge et noir anarchiste-communiste ; en haut à gauche en jaune un compas représentant les travailleurs intellectuels ; le symbole avec les étoiles en bas à droite n’a pas vocation à avoir une signification particulière et a été ajouté pour des raisons esthétiques ; au milieu du logo se trouve une version modifiée du logo de l’Angkar cambodgienne dont la vocation est de rappeler à tout le monde aussi bien qu’à nous-même les crimes monstrueux qui ne doivent plus jamais se reproduire, c’est un avertissement pour que nous gardions toujours en tête que si l’on n’y prend pas garde, les meilleures intentions au tout début les plus généreuses peuvent déboucher sur les pires aboutissements ; au milieu et au-dessus de la version modifiée du logo de l’Angkar cambodgienne se trouve un marteau et une clé à molette qui représentent les travailleurs manuels.

Contre tous les négationnismes de droite ou de gauche

L’Organisation révolutionnaire rejette toutes les formes de négationnisme, que ce soit celui de la Shoah ; du génocide arménien ; du génocide des Tutsis au Rwanda ; le génocide des Musulmans en Bosnie, la relativisation de l’esclavage et même si cela est rare, sa négation ; ainsi que le négationnisme de gauche et reconnaît et condamne tous les crimes avérés par les historiens commis au nom du socialisme ou du communisme dont les crimes soviétiques depuis Lénine et Trotski jusqu’aux crimes du stalinisme (il est impossible que ce soit le résultat de la seule méchanceté d’un seul individu et/ou de seulement une petite clique autour de lui) et les crimes soviétiques postérieurs ainsi que ceux commis par l’État russe et ses États satellites après la dislocation de l’ex-URSS, les crimes de l’Angkar au Cambodge, les crimes du maoïsme en Chine et dans les pays de l’Est ; la liste étant trop longue pour tous les citer.

Il devrait être évident que nous condamnons également les crimes contre-révolutionnaires et se réclamant de l’anticommunisme, comme la répression dans un bain de sang des Révolutionnaires spartakistes en Allemagne par les sociaux démocrates, les crimes de Franco en “Espagne” ou les crimes de Pinochet au Chili, les crimes d’État se réclamant de l’anticommunisme en Argentine, les crimes de guerre commis par les USA pendant la guerre du Vietnam, pour ne citer que ceux-là.

De même, nous condamnons les crimes commis par des groupes terroristes irréguliers ou des États religieux (Taliban, Daesh, Al-Qaïda, République islamique d’Iran, groupes intégristes catholiques et évangéliques ayant notamment commis des attentats contre des centres d’avortement et des médecins et pour certains de ces groupes des massacres de civils en Afrique, groupes intégristes indous et bouddhistes en Asie, etc.).

Plus globalement et pour résumer, nous condamnons tous les usages de la terreur qu’elle soit irrégulière ou d’État, tous les massacres et attentats ciblant délibérément des civils ou les mettant délibérément gravement en danger, ou ciblant délibérément des infrastructures matérielles de première nécessité vitales et indispensables aux civils. La liste des crimes que nous condamnons serait trop longue, nous ne pouvons pas tous les citer de façon exhaustive.

Nous ne sommes ni marxistes ni léninistes

L’Organisation révolutionnaire est une organisation communiste non léniniste et non bolchévique, qui ne se définit pas comme marxiste ; dément le caractère scientifique du marxisme au sens large et du marxisme-léninisme ; n’accepte ni ne rejette en bloc toutes les théories de Marx et Engels ; rejette l’usage de la dictature, de la terreur et le parti unique. La tâche que nous nous assignons est un inventaire méta-analytique sans sectarisme de l’ensemble des échecs, des rares réussites, et du spectre des théories politiques.

L’Organisation révolutionnaire tient compte de certaines analyses de Marx, notamment dans le domaine de la critique de l’économie politique, en revanche, nous ne nous réclamons pas du marxisme. Et nous réfutons qu’une dictature sans contre-pouvoirs et sans processus démocratiques – quand bien même elle se prévaudrait du prolétariat – puisse permettre d’aboutir à une société communiste. Si pour Marx tout État était une dictature de classe, nous ne faisons pas nôtre ce raccourci, même s’il pouvait paraître cohérent à Marx du point de vue des connaissances sociales de son époque.

L’Organisation révolutionnaire se revendique du rationalisme, du matérialisme logique au sens scientifique, pas au sens marxiste, et sans pour autant forcément rejeter entièrement le matérialisme marxiste.

L’Organisation révolutionnaire se positionne :

  • Contre toutes les formes de totalitarisme.
  • En faveur d’un universalisme humaniste qui ne cherche pas à éradiquer aveuglément au bulldozer les langues et cultures1 de ce qui est Autre, mais favorise les échanges et les enrichissements mutuels.
  • Contre le faux universalisme jacobin centraliste français qui est en réalité un véritable nationalisme raciste, en réalité antisémite malgré tout le reste, suprémaciste et essentialiste.
  • Contre le traditionalisme.
  • Contre le rejet de la modernité.
  • En faveur de la sauvegarde des langues et cultures moins répandues sans traditionalisme ni folklore sclérosant ni renfermement différentialiste.
  • En faveur de l’ouverture et des échanges linguistiques et culturels.
  • Contre l’essentialisme.
  • Contre les assignations ethniques ou nationales ou religieuses fondées sur l’origine ou les origines ethniques ou nationales ou religieuses, réelles ou supposées, y compris sous prétexte de bienveillance ou d’antiracisme.
  • Contre l’ethno-différentialisme et le multiculturalisme ethno-différentialiste organisé en groupes juxtaposés séparés.
  • Contre la réhabilitation du concept de “races” sous toutes ses formes, biologisantes, politiques ou pseudo-sociologiques.
  • Contre l’usage du concept de culture dans l’objectif d’euphémiser ou de dissimuler ou de promouvoir ouvertement des intentions et des objectifs différentialistes, xénophobes, racistes, antisémites, et essentialistes, athéophobes, intégristes, prosélytes religieux, politico-religieux, sexistes, misogynes, homophobes, lesbophobes, LGBTIphobes, réactionnaires, conservateurs, anti-science, irrationalistes, monarchistes, royalistes, en faveur d’un culte du chef, et féodaux.
  • En faveur de la liberté de conscience, de la lutte anticléricale et de la lutte contre les idéologies politico-religieuses de quelque religion que ce soit.
  • En faveur du recul et de la disparition progressive des croyances religieuses et des superstitions tant que possible par des moyens non violents ou par des moyens les moins violents possibles, en excluant la terreur et la dictature, et en utilisant principalement l’éducation populaire.
  • En faveur de la lutte de classe du prolétariat et de ses alliés.
  • Pour une société organisée sans classes ni États ni bureaucraties.
  • Pour l’abolition des frontières.
  • Pour l’abolition de la propriété privée des moyens de production et des ressources naturelles.
  • Pour l’abolition du commerce et du salariat et du patronat.
  • Pour les libertés et l’initiative individuelles comme composantes complémentaires de la société organisée sans classes ni États.
  • Contre la propriété intellectuelle et contre la marchandisation du savoir et de l’éducation.
  • Contre la technophobie et contre la chimiophobie.
  • Contre les idéologies anti-science.
  • Contre la marchandisation de la science, des techniques et des technologies.
  • En faveur d’une médecine scientifique de qualité accessible à toutes et tous.
  • En faveur d’une médecine scientifique moins centrée sur les corps masculins et prenant plus en compte les corps féminins.
  • En faveur de l’avortement et de la contraception libres et gratuits.
  • En faveur d’un accès facilité et gratuit aux protections menstruelles pour les femmes et les filles.
  • Contre les mutilations génitales féminines et contre les mariages forcés.
  • Contre le mariage, de toute façon.
  • Contre le concubinage et pour l’indépendance économique et sociale de chaque partenaire dans le couple.
  • Pour un contrôle et une réduction des naissances au niveau mondial.
  • En faveur de la lutte pour aboutir à l’égalité femmes-hommes, mêmes si les inégalités de cette nature sont antédiluviennes et quasiment universelles car nous ne croyons pas et nous réfutons que tout ce qui est susceptible d’être naturel ou hérité d’un passé lointain serait nécessairement bon et souhaitable ou irrémédiable.
  • Contre la surveillance de masse des États et contre la surveillance de masse commerciale.
  • Pour la défense de l’Internet libre.
  • Contre l’irrationalisme et contre les pseudosciences.
  • Contre la psychanalyse et son verbiage et son charabia anti-science irréfutables.
  • En faveur de l’éducation populaire pour propager les savoirs scientifiques, techniques et technologiques ; et en faveur de l’éducation populaire en général.

L’Organisation révolutionnaire se positionne contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre le négationnisme, contre le sexisme, contre la misogynie, contre l’homophobie, contre la lesbophobie, contre la LGBTIphobie.

L’Organisation révolutionnaire condamne la cruauté et la maltraitance à l’encontre des animaux non humains.

Les membres fondateurs de l’Organisation ont participé ou ont été proches de mouvements aussi divers que :

  • Le mouvement des radios libres et des radios pirates, notamment Radio libertaire et Radio pays à Paris en France.
  • L’ex-Herri Batasuna.
  • Batasuna.
  • Aralar.
  • Langile Abertzaleen Batzordeak.
  • Le Parti nationaliste occitan.
  • L’Institut d’Estudis Occitans.
  • Anaram au patac.
  • Le Sinn Féin.
  • L’ex-Scalp Paris (à ne pas confondre avec le Scalp-Reflex qui est distinct et postérieur).
  • Le Commando Béru.
  • L’ex-Potere Operaio.
  • La Fédération anarchiste de langue française.
  • La CNT (qui a l’époque était encore membre de l’AIT).
  • La CNT-f.
  • La CGT française.
  • Le Parti communiste français.
  • L’ex-Ligue communiste révolutionnaire.
  • Le Nouveau parti anticapitaliste.
  • Des groupes autonomes ouest-allemands et allemands.
  • L’anarchisme insurrectionnaliste italien idéologiquement proche de la Fédération anarchiste informelle.
  • V-Day.
  • La Fédération GAMS.
  • Les mouvements de solidarité avec les sans-papiers.
  • Le mouvement des chômeurs de 1998 dont l’Assemblée de Jussieu.
  • Les Éditions Matériologiques.
  • Le mouvement hacker en France et en Allemagne.
  • La Quadrature du Net.
  • L’Electronic Frontier Foundation.
  • La Free Software Foundation.
  • La Linux Foundation.
  • Ou encore ont participé à des opérations des Anomymous (les Anonymous qui ne sont pas sur Facebook) et notamment pendant le printemps arabe et contre des dictatures, mais pas avec des attaques DDOS.

Plusieurs membres de l’Organisation révolutionnaire ont effectué des voyages dans les pays de l’Est avant la dislocation de ex-l’URSS, notamment dans l’ex-Allemagne de l’Est (RDA).
Ils ont, par ailleurs, eu l’occasion de croiser des militantes et militants de l’ex-Action directe, de l’ex-Fraction armée rouge (RAF), de l’ex-ETA et de l’ex-ETA Militaire, de l’IRA provisoire, des FLNC, du FLN algérien, des militants en disgrâce de l’ex-Angkar cambodgienne ou se définissant discrètement comme dissidence interne de l’ex-Angkar (même si la version de ces ex-khmers rouges concernant leur dissidence interne à l’Angkar nous paraît aujourd’hui pour le moins sujette à caution voire suspecte), des militants de l’Angkar de la faction Hanoï qui a finalement renversé le régime de Pol Pot avec l’aide du Vietnam, et également des responsables de la Stasi est-allemande dont Markus Wolf.

Note :

  1. Le mot “culture” a plusieurs centaines d’acceptations différentes et peut tout autant inclure des éléments que l’on peut souhaiter conserver que des éléments à rejeter définitivement. ↩︎